J’ai fait Compostelle trois fois, et ce n’était ni par dévotion religieuse ni pour l’exploit sportif.
C’était parce que quelque chose se passe quand on marche longtemps, en groupe, dans un cadre simple, et que je ne savais pas nommer au début.
Aujourd’hui, je sais ce que c’est, et c’est pour ça que je prévois d’organiser des marches dans le futur — sur Compostelle, à Tenerife, au Maroc, en Tunisie, ou dans le monde entier.
Pas des retraites “bien-être”, pas des stages de développement personnel, juste des marches.
Voici pourquoi.
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Sortir de son environnement pour vraiment changer
Bruce Lipton, pionnier de l’épigénétique, explique que pour vivre vraiment le moment présent et reprendre le contrôle, il faut sortir de son environnement.
Tant qu’on reste dans le même cadre — même maison, mêmes routines, mêmes stimuli — le corps reste dans les mêmes automatismes.
C’est pour ça que partir quelques jours, changer de rythme, rencontrer d’autres gens, ça apporte quelque chose qu’on ne peut même pas imaginer avant de le vivre.
Et surtout, ça permet de rencontrer les bonnes personnes au bon moment.
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Ce qui se passe dans le corps quand on change d’environnement
Quand on change d’environnement, le corps s’adapte, et ce n’est pas juste psychologique, c’est physiologique.
L’épigénétique montre que changer de rythme, de cadre, de stimuli permet au système de se réorganiser. Le corps sort de ses automatismes et se régule autrement.
Sur Compostelle, j’ai vu des gens arriver tendus, crispés, en surchauffe, et après quelques jours de marche, quelque chose se relâche. Ce n’est pas de la volonté, c’est le corps qui se réajuste.
Quand on retire les stimuli constants — les notifications, les écrans, le bruit, les obligations — le système nerveux se calme et retrouve son rythme naturel.
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Ce qui se passe dans le cerveau quand on marche
La marche régule le système nerveux, elle synchronise les hémisphères cérébraux et permet au cortex préfrontal (la partie “contrôle”) de se relâcher.
Quand on marche longtemps, le mental se calme, pas par effort mais par épuisement juste, et le corps reprend la main.
Sur Compostelle, j’ai remarqué que les premières journées sont bruyantes — les gens parlent, analysent, comparent — puis, après quelques jours, le silence s’installe. Pas un silence forcé, un silence naturel. Le cerveau n’a plus besoin de meubler, il peut simplement être là.
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Ce qui se passe dans le groupe : l’effet miroir
Marcher ensemble crée un effet de miroir. Les autres traversent aussi, ils portent aussi, ils doutent aussi.
Ce n’est pas de la thérapie de groupe, c’est de la conscientisation par présence. Quand on se sent moins seul, quelque chose se relâche.
Sur Compostelle, j’ai vu des gens qui marchaient seuls pendant des jours, puis un soir, autour d’un feu, quelqu’un parle, et soudain tout le monde se reconnaît.
“Moi aussi, je vis ça. Moi aussi, je porte ça.”
Ce n’est pas du partage émotionnel forcé, c’est une reconnaissance silencieuse, et ça change tout.
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Pourquoi Compostelle, le désert, la montagne
Ces lieux ont un point commun : ils épurent.
Pas de distractions, pas de confort excessif, juste l’essentiel — le désert, la montagne, le chemin.
En Tunisie, dans le désert, il n’y a rien. Juste le sable, le ciel, le silence. Le corps n’a plus rien à gérer et peut enfin se reposer.
À Tenerife, en montagne, c’est pareil. L’effort physique — marcher, monter — vide le mental, et il ne reste que le souffle, le rythme, le pas.
Sur Compostelle, c’est la répétition. Jour après jour, marcher, manger, dormir, rien d’autre. Et dans cette simplicité, quelque chose se réorganise.
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Ce qui se passe pendant ces marches
Ces marches ne sont pas juste des randonnées.
Pendant ces temps partagés, il y a des moments de régulation corporelle, des pratiques de respiration, des temps de silence guidé, des protocoles simples pour aider le système nerveux à se réguler.
Mais rien n’est forcé.
Rien n’est imposé.
Chacun prend ce qui lui parle, à son rythme.
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Pourquoi je prévois d’organiser des marches Parce que j’ai vu, trois fois, ce qui se passe.
Pas chez tout le monde, pas de la même manière, mais chez ceux qui sont prêts, quelque chose se déplace. Pas une transformation spectaculaire, plutôt un relâchement juste, une manière de retrouver son rythme.
C’est pour ça que je prévois, dans le futur, d’organiser des marches — sur Compostelle, à Tenerife, au Maroc, en Tunisie, ou dans le monde entier.
Pas des retraites avec un programme rigide, pas des stages avec des objectifs à atteindre, juste marcher ensemble, laisser le corps se réguler, laisser le groupe faire son travail.
Le reste vient tout seul.
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Si ça résonne
Si ça t’appelle, tu peux laisser ton nom et prénom ci-dessous.
Quand le moment sera venu, je te contacterai.
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